Présentation


5.000 km entre la Californie et la Floride
en vélo à travers 9 états américains.

Départ officieux : Santa Monica (Los Angeles) pour récupérer de l'eau du Pacifique dans une gourde...
Départ officiel : Death Valley (Vallée de la Mort - Californie), désert mythique
Arrivée : Miami Beach (Floride) sur l'Atlantique
Direction : par le Sud : Phoenix, El Paso, San Antonio, New Orleans...
Dates : du 10 septembre au 1er octobre 2010 (si tout va bien !)
Coureur - Cycliste : Jean Michel MONOT
Accompagnateurs : Jean Pierre MARQUANT, Hervé LE MEUR
Conseillère alimentation et soins (à distance !) : Hélène Sillinger

mardi 5 octobre 2010

Étape 23 - La cerise sur le gâteau

« De Melbourne Beach à Boynton Beach (Floride) »
23ème jour : 202 km réalisés – Départ 7h50 am
Un beau cadeau, une journée parfaite : soleil, mer, vent arrière, belles routes, belles villas, palmiers… et une arrivée à l’Académie du Tennis de Boynton.

« Le sport ne forge pas le caractère. Il le révèle » (Heywood Hale Broun)

SPECIAL DEDICACE
De Melbourne Beach à Boynton Beach : pensées à Dominique Auroy (notre partenaire et grand amateur de bons vins) – Maeva Rouleau – Jean-Pierre et Claudie Giusti, mes beaux parents – Jean Marie et Flavia Giusti et leurs enfants (mon super beau-frère et ma belle sœur) – Et le reste de ma belle famille : Claudine, Roger, Sylvie, Pino, Francette, Frédérique, Cécile, Elisabeth, Jean-Pierre, Ange-Marie, Cyril et tous les enfants…
Parcours : Melbourne Beach – Vero Beach – Palm Beach – Boynton Beach

Lundi 4 octobre, Melbourne Beach.
Réveil à 6h00.
On en rêvait, on y a eu droit.
J’aurai pu vivre une journée éprouvante liée à l’accumulation des efforts fournis jusqu’alors… Ce fut une descente… au Paradis !
Dernière longue étape avant l’arrivée finale à Miami, cette journée ralliant Melbourne Beach à Boynton Beach s’est déroulée dans les conditions idéales. La direction plein Sud sur l’ensemble du parcours, avec un vent venant du Nord, a permis de dérouler durant 7 heures, avec un compteur descendant rarement sous les 30 km/h. Jean-Pierre en a profité pour faire l’ensemble de l’étape avec moi : lui aussi l’a vécu avec un maximum de plaisir, en profitant pour réaliser sa plus longue distance : 202 km. A 73 ans, avec une telle vélocité, une telle facilité, c’est formidable.
Nous sommes partis tôt de Melbourne Beach, car nous souhaitions arriver vers 17h à l’Académie de tennis de Tarik Benhabiles. Auparavant, nous sommes allés sur la plage, contempler le levé du soleil sur l’Atlantique ; un moment simple et si fort à la fois : cette lumière changeante, les oiseaux qui viennent chasser, le bruit des vagues, le vent…
Ensuite, nous avons emprunté la route en bord de mer, « l’Ocean drive » située sur cette bande de terre coincée entre la mer et l’un de ses bras. Au fur et à mesure que nous descendons vers le sud, les habitations se font de plus en plus belles, avec une végétation savamment travaillée. C’est également le paradis des sportifs ; nous croisons pour la première fois une centaine de joggeurs, marcheurs et cyclistes. On ressent une qualité de vie bien au dessus de la moyenne.
Les villes ou bourgades se succèdent : Sebastian, Vero Beach, Fort Pierce, Palm Beach, West Palm Beach, South Palm Beach, Lake Worth… et cela à une vitesse que nous n’imaginions pas. Le vent est assez fort et nous roulons en moyenne à 35 km/h avec des pointes à 45 pour se faire plaisir. J’ai le sentiment de juste devoir « pousser » sur les pédales et non « appuyer ».
Nous arrivons sur Palm Beach par le port, les quartiers défavorisés, puis en franchissant le pont menant au front de mer, nous changeons radicalement de monde : le grand luxe. Deux mondes si proches et si lointains à la fois. Là respire l’argent ; mais les demeures (voir châteaux en bord de mer !) ont été conçus par de brillants architectes. Les jardins sont entretenus parfaitement ; de véritables bijoux. Nous avons même vu un gazon que le golf de St Andrew aurait pu envier !
Nous sommes là pour faire du vélo et non philosopher (cela viendra plus tard, lorsque la course sera finie) ; nos yeux, nos têtes profitent pleinement de ce décor féérique. Seules deux crevaisons de Jean-Pierre viendront nous sortir de ce sentiment de plénitude du sportif. Durant cet intermède, un jeune américain, s’entraînant au triathlon, viendra échanger avec nous ; notre périple l’aura impressionné.
Je profite de la dernière heure à vélo pour m’isoler dans ma bulle durant quelques minutes. Je sais que je vis des moments uniques, que je suis privilégié même si je m’en suis donné les moyens, que le plaisir aura été permanent, que les souvenirs seront nombreux… Quelques minutes de pur bonheur, loin des problèmes du monde...
Les villes se succédant sans réelle limite, nous allons rater le panneau « Boynton » et ainsi descendre jusqu’à Boca Raton. Finalement cela va arranger Jean-Pierre qui voulait coûte que coûte être sûr de dépasser les 200 km ! C’est chose faite. Après avoir retrouvé Hervé et le RV (ces deux là sont proches !), nous mettons le cap sur l’Académie de tennis où Tarik Benhabiles, ami de longue date de Jean-Pierre, va nous recevoir. Je ne connaissais pas Tarik auparavant ; c’est un garçon simple, très attachant. Pourtant il a entrainé les plus grands tennismen ; c’est lui qui a lancé, entre autre, Andy Roddick (le chouchou des américains)… Il connaît la Polynésie depuis près de 30 ans et l’apprécie grandement. Il adore Moorea et Huahine… Il nous reçoit dans son bureau, puis nous invite chez lui. Nous passerons ainsi une excellente soirée qui démarrera dans un succulent restaurant et se terminera sur son parking où nous commencerons à préparer nos affaires et surtout réhabiliter le camping-car que nous devrons rendre demain avant midi !
Merci Tarik pour ces quelques heures très sympathiques.
Demain, mardi 5 octobre : champagne !
Jean Mi







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