Présentation


5.000 km entre la Californie et la Floride
en vélo à travers 9 états américains.

Départ officieux : Santa Monica (Los Angeles) pour récupérer de l'eau du Pacifique dans une gourde...
Départ officiel : Death Valley (Vallée de la Mort - Californie), désert mythique
Arrivée : Miami Beach (Floride) sur l'Atlantique
Direction : par le Sud : Phoenix, El Paso, San Antonio, New Orleans...
Dates : du 10 septembre au 1er octobre 2010 (si tout va bien !)
Coureur - Cycliste : Jean Michel MONOT
Accompagnateurs : Jean Pierre MARQUANT, Hervé LE MEUR
Conseillère alimentation et soins (à distance !) : Hélène Sillinger

mercredi 29 septembre 2010

Étape 16 - Seuls au monde…

« De Port Arthur (Texas) à Abbeville (Louisiane) »
16ème jour : 233 km prévus – 246 km réalisés ! – Départ 7h30 am
Très belle étape avec la mer, la lagune, la mangrove… de nombreux animaux dont des crocodiles… des traversées de rivière et de ponts… et beaucoup de calme, loin des villes, avec très peu de véhicules…
Une journée de solitude pour être en harmonie avec la nature.

« Le sport est une évasion complète de la vie » (François Hertel)

SPECIAL DEDICACE
De Port Arthur à  Abbeville : pensées à tout le personnel de Jus de Fruits de Moorea et de Manutea Tahiti (Martine, Vairea, Éloisa, Gina, Heidy, Jean Marie, Fred, Pierre, Etienne, Leslie et tous les autres…)
Parcours : Port Arthur – Cameron – Créole - Abbeville

Lundi 27 septembre.
Réveil à 5h50.
Quelle est belle notre Terre ! Cette journée aura été marquée par l’entrée en Louisiane et un parcours le long de la lagune, de la mangrove.
Mon départ a lieu au lever du soleil. La lumière monte rapidement découvrant des bras de mer, des raffineries et des bateaux. Sur les 10 premiers kilomètres, le vent me pousse fortement ; je vole ! Malheureusement, cette extase ne durera pas longtemps car durant les 4 heures qui vont suivre, je vais l’avoir de ¾ face. Si je n’avais pas eu un décor de rêve, j’aurai peut être fini par me démoraliser. En effet, les raffineries ont donné place aux fameuses maisons sur pilotis entourées d’une végétation très dense et bien verte. Puis, je vais longer la mer durant de longues heures, seul, avec une route à perte de vue, sans voiture ; tout au loin, j’aperçois les plateformes pétrolifères. Je me remémore le film « Seul au monde » ; je suis là sur mon vélo avec le bruit des vagues sur ma droite, la mangrove sur ma gauche, et pour seuls accompagnateurs des bancs d’oiseaux ; mouettes, aigrettes, etc… C’est tout simplement « magique ». Je garderai longtemps dans ma mémoire ce moment unique…
Je rejoins mes compères à Cameron, après 80 km. Jean-Pierre et Hervé en ont profité pour se baigner ; la température de l’eau est bonne. Nous sommes arrivés au bout de la route ; nous devons prendre à nouveau un bac pour traverser les 500m de bras d’eau qui nous séparent de l’autre rive. Ce sont 10 minutes de pause bien méritées car le vent a été défavorable. Il sera d’ailleurs capricieux toute la journée. Jean-Pierre a décidé de rouler avec moi ; il va tenir jusqu’à l’arrivée et battre ainsi son record de distance (162 km). Il aura aussi dépassé les 1.000 km depuis le départ. Chapeau Mr Marquant. Pour ma part, en atteignant la petite ville de Créole, mon compteur général affiche 3.000 km. Je dédie ce passage ô combien important à ma fille cadette, Maeva, qui me suit actuellement depuis l’Espagne. (Gros bisous ma chérie).
Durant nos 7h30 en duo, nous allons croiser un nombre incroyable d’animaux. Beaucoup d’oiseaux, des chevaux, des vaches (même certaines à bosse), des chiens qui cherchent à nous impressionner, mais surtout un raton-laveur qui va nous couper la route : à 40 cm près, il a failli me renverser ! Plus loin, un jeune crocodile nous nargue ; et en arrivant sur Abbeville, notre destination finale pour aujourd’hui, un pauvre tatou qui vient d’être touché par un véhicule : il va malheureusement mourir devant nous. Nous aurons eu le droit aussi à des nuées de mouches noires qui venaient nous percuter violemment. Enfin, comme chaque jour, de nombreux animaux morts ou écrasés parsèment le bord de la route : serpents, oiseaux, et un jeune crocodile (voir photo).
Le parcours aura été marqué par le franchissement de nombreux pont, au moins six, dont deux ont une structure qui nous oblige à monter à plus de trente mètres de haut ; au beau milieu de ce plat pays, c’est impressionnant et cela d’autant plus que les parapets sont bas.
La remontée au Texas (El Paso vers Alamogordo) pour ensuite rejoindre Austin où nous prendrons une ½ journée pour faire régler les vélos, la matinée de visite à Houston, ce vent qui aura souvent été défavorable et sans doute un programme quotidien trop ambitieux : tout ceci m’oblige à revoir les prochaines étapes. Nous allons devoir éviter la remontée vers Lafayette, puis Baton Rouge, pour nous diriger dès demain vers Morgan puis Huma. Ainsi, nous devrions rejoindre New Orleans dans un jour et demi. Ensuite, il faudra maintenir le rythme jusqu’à l’Atlantique si l’on veut reprendre l’avion le 6 octobre pour Los Angeles. Mais, chaque chose en son temps : nous n’y sommes pas encore. On avisera en cours de route.
Il est temps de récupérer.
Bonne nuit.
Jean Mi








Les commentaires de Jean-Pierre :
(à venir)

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