« De Abbeville à Paradis – New Orleans (Louisiane) »
17ème jour : 213 km réalisés – Départ 7h45 am
A Louisiane, quand tu nous prends !
Quelle tranquillité, quelle quiétude… Une étape tout en douceur, au milieu des champs de canne à sucre et de ces villas coloniales aux pelouses si vertes.
Bref, ce fut le « Paradis », nom de la petite ville dans laquelle j’ai terminé cette étape. Ensuite pour des raisons de sécurité (Highway dangereuse), nous avons rallié New Orléans en RV. La suite est une histoire de musique… de Jazz bien sûr !
« On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu'on ressent ; un désir, un rêve, une vision. On doit avoir du talent et de la technique. Mais le talent doit être plus fort que la technique » (Mohammed Ali)
SPECIAL DEDICACE
De Abbeville à New Orleans : pensées à Bernard Geoffroy et Nanie - Valérie et Cyrille Serra - Christina et J.Yves Teihotaata (Bon « trip » Christina) - Nedim Alwardy - Muriel Pontarolo (Dédicace d’un morceau de jazz pour toi, Mumu) - Caroline Perdrix - Alban et Nacha Ellacott
Parcours : Abbeville – New Iberia (par la 182) – Franklin – Morgan City – Houma – Paradis – New Orleans
Mardi 28 septembre.
Réveil à 6h00.
Décidemment, à chaque jour suffit… son Bonheur. Ce mardi, j’ai à nouveau profité d’une belle journée ensoleillée, à température idéale (entre 18° le matin à 30° l’après-midi) et sans vent. Tiens, je note que depuis le départ, nous aurons essuyé seulement trois gouttes de pluie.
Je quitte Abbeville à 7h45, alors que mes deux compères partent à la « laundry » pour laver nos linges et ensuite au marché faire les courses. Je vais ainsi rouler seul pendant environ 4h30, rejoignant tout d’abord New Iberia où j’ai failli me perdre. Je ne dois prendre ni la Interstates (interdite aux vélos), ni la « 90 », mais bien la « 182 »… Ca y est. Je suis sur la bonne route en direction de Franklin. La chaussée n’est pas très bonne, mais très vite je suis entouré de champs de canne à sucre. A la sortie de Jeannerette, une grosse usine de transformation de la canne est en activité. Cette dernière a totalement supplanté le coton. Très vite, de petites habitations charmantes encadrent la route. Cela va perdurer très longtemps ; ainsi, j’ai toujours le sentiment de pouvoir demander quelque chose à quelqu’un si besoin était. Ce qui me touche le plus, c’est cette sensation de calme ; ici, tout semble paisible… Des maisons sobres, je vais, dès la jolie ville de Franklin, longer de formidables bâtisses de style colonial : quel charme, entourées d’arbres et d’une pelouse plus verte que verte (mais comment font-ils ?!!!). Je ne pense même plus au vélo, aux muscles, à la névralgie qui me gêne depuis quelques jours : mon esprit est à contempler ces demeures de rêve… Et les 110 km qui m’amènent à Morgan City m’auront paru courts et beaux à la fois. A peine suis-je arrivé devant le panneau « Welcome to Morgan », voici que notre RV vient à ma rencontre. Bon timing ! C’est le moment de reprendre des forces : à table, il me faut ingurgiter des milliers de calories (attention : les « bons » !) pour tenir la distance.
Nous quittons Morgan avec Jean Pierre qui va m’accompagner pour la seconde partie de la journée. En direction de Homa, nous allons longer un canal avec, à nouveau, de splendides maisons coloniales. Mêmes les petites habitations neuves sont construites avec goût et équilibre ; et toujours ces immenses pelouses tout autour…
Située au cœur de la région des bayous, Houma, du nom d’une tribu indienne, est une petite ville avec un côté conquête de l’ouest. Beaucoup d’habitants sont des « cajuns » francophones ; l’histoire dit que les premiers blancs, les pionniers, étaient français (comme plus d’un tiers des Etats Unis d’ailleurs) et qu’ils se sont alliés aux autochtones, qu’ils ont traité comme sujets du roi jouissant des mêmes privilèges et droits qu’eux. Mais l’armée anglaise et américaine en ont décidé autrement, en ont décimé une grande partie et les survivants sont devenus des esclaves avec les noirs et les indiens…
Depuis que nous sommes entrés en Louisiane (au nom du roi Louis XIV, par le découvreur René Robert Cavelier, Sieur de La Salle), des noms français fleurissent à chaque coin de rue, dans chaque ville ou village. Cette mixité est bonne à lire !
A la sortie de Houma, nous devons remonter au nord-est en direction de New Orléans (la tant convoitée, attendue !). Mais nous avons décidé de ne pas revivre la même aventure que l’arrivée à Houston, avec la dangerosité liée aux nombreuses voitures et bas côtés jonchés de détritus. C’est pourquoi nous stopperons notre étape dans une petite ville au nom évocateur : Paradis. Il est vrai que cette Louisiane respire cela.
Nous terminerons notre périple du jour en RV, en franchissant le fameux Mississipi et en arrivant à la Nouvelle-Orléans dans un Camp, tout près du « Superdome » qui servit d’abri aux sinistrés de Katrina (l’ouragan dévastateur, il y a 5 ans) et surtout en plein quartier « French Quater ». Quel bonheur ! Mais nous n’avons pas encore atteint la plénitude : elle va arriver quelques minutes plus tard quand nous apprendrons que ce camping de luxe possède un… jacuzzi ! Un rêve pour moi : je vais enfin pouvoir me faire masser… par des jets, certes, mais quelle joie après tant d’attentes…
Enfin, l’apothéose : nous sommes à moins d’un kilomètre à pied du centre névralgique de cette ville magique : le « French Quater » et sa « Bourbon Street ». Nous irons ainsi manger du crabe et de l’alligator, avant de nous laisser bercer par l’ambiance de la rue (Et nous ne sommes qu’un mardi ! Qu’est-ce que ca doit être le weekend ?!!!)… Mais bien vite, nous sommes attirés par ce pour quoi nous sommes venus : les boites de jazz ! Ces bars sombres où de nombreux groupes viennent charmer le public. Nous en choisirons deux qui resteront gravés dans nos mémoires. Le premier est un « jazz band » complet avec piano, deux guitares, batterie et une chanteuse à la voix extraordinaire, proche de Tina Turner (sa cousine sans doute !). Excusez-moi, mais « quel pied on a pris ! ». J’en ai vite oublié les douleurs musculaires des 3.000 kms parcourus. Le second est le « New Orleans Band » avec à sa tête Dwayne Burns, un Louis Amstrong en « encore plus gros », qui joue divinement bien de la trompette et qui a une voix proche de son instrument. Une autre merveille…
Ah ! Quelle journée ! J’en connais qui vont nous envier ; mais nous l’avons bien mérité après tous ces efforts concédés ! Et ce n’est pas fini, car la matinée de demain sera consacrée à la visite de la ville…
« I love New Orleans » ! Tu nous l’as bien rendu avec ces mélodies qui vous prennent les tripes. J’avais opté cette traversée par le Sud pour justement découvrir cette Louisiane et sa Nouvelle-Orléans (mes hommages Mademoiselle Jeanne d’Arc !) : je ne le regrette en rien.
Il est 1h du matin. Je suis bien ; mais il faut dormir car demain la course reprend son cours…
Jean Mi
Les commentaires de Jean-Pierre :
AUSTIN, HOUSTON, GALVESTON, LOUISIANE JUSQU’À LA NOUVELLE ORLEANS.
Samedi 25 septembre
Jean-Michel a décidé de partir d’ici en direction de Houston très tôt. Pour nous, c’est un peu plus tard car il faut tout ranger. Je le rejoindrai à Giddings pour une soixantaine de kms, Hervé prendra ma suite et fera 21 kms assez fatigants. Notre point de jonction sera le bled de Satsuma dans la banlieue d’Houston. Le problème est que cette sacrée 290 va se transformer en une énorme autoroute à 8 voies - on a un peu oublié que c’est un village de 3 millions d’habitants ! Je vais commencer à m’inquiéter sérieusement pour notre superman car le bas côté est jonché de débris de toutes sortes, les embranchements qu’il doit franchir amènent des voitures à grande vitesse et, bien sûr si les flics lui tombent dessus il aura droit à une belle amende. Je ne comprend pas pourquoi il n’y a aucun panneau interdisant aux motos de faible cylindrée, aux piétons et aux cyclistes de grimper sur ces voies hyper dangereuses. Comme l’ami Hervé nous a déjà planté grave à l’entrée d’Austin, je ne veux surtout pas recommencer et c’est avec anxiété que nous recherchons un endroit d’où il pourra nous voir. On le trouve enfin , entre la voie ferrée et la route avec une bonne visibilité sur l’autoroute. Nous lui donnons une arrivée vers les 18 heures (il est 16 H 30 ) A l’heure dite je l’appelle plusieurs fois sur notre portable local - sans résultat - Enfin nous le voyons émerger de l’intense circulation comme un martien avec son casque profilé, arrivant d’une autre planète. Gros soulagement de l’équipe. Je l’engueule gentiment car il a été stressé par le bruit infernal de la circulation et surtout des camions qui vous frôlent à 65 miles dans un déplacement d’air à vous jeter par terre , et lui dit d’arrêter ce petit jeu mortel. Il en convient et nous allons revoir notre stratégie d’entrée dans les grandes villes. Il a quand même couvert 260 kms aujourd’hui !
On s’est trouvé notre premier RV camp dans le nord de Houston, avec, oh délices, une piscine ! Des douches chaudes et un lavomatic tout çà pour 30 $ ! Dans l’eau , un couple étrange, comme soudé , lui tête de fouine avec une fine moustache tombant sur un collier de barbe bien taillée - pérorant à haute voix non stop, tout le temps que nous allons passer dans l’eau - elle, vaguement rouquine, l’écoutant religieusement. L’Amérique est remplie de gens bizarres !
Dimanche 26 septembre
J’ai insisté pour que nous allions tous ensembles voir le complexe de la NASA, car il ne peut pas que bouffer du macadam , sans voir les choses intéressantes qui jalonnent notre parcours.
On a été toutefois un peu déçu de la visite malgré 3 temps forts qui ont été 1)- la salle de commandement exactement comme on la voit à la télé, mais derrière une solide vitre. Prochain tir, le 1er novembre - pour ceux qui veulent voir çà . Au centre à l’arrière, le chef suprême - c’est lui qui décompte le départ , et même le grand patron de la Nasa ou le président des Etats -Unis ne peuvent lui donner d’ordre ! À sa gauche et à sa droite d’autres postes importants. Devant nous le fond est tapissé d’écrans géants donnant la météo à travers le monde, la trajectoire de la station ISS et bien d’autres infos qui nous sont opaques. Mur de gauche : un grand nombre d’écussons touts différents, car créés par les équipages des missions réussies. Mur de droite : 4 macarons seulement. Notre guide nous confie pudiquement que ce sont celles qui ne sont pas rentrées…
Ensuite, la visite du hangar où s’entrainent les astronautes de 16 nations (cosmonautes pour les russes). Nous sommes dans un couloir sécurisé qui ne nous empêche pas de prendre toutes les photos que l’on veut : au centre , l’énorme cargo dont les portes sont ouvertes, plus les grands bras articulés aux multiples usages. Vient le plus étonnant dans un gigantesque hangar la fusée Saturne qui emmena 6 fois des hommes sur notre brillant satellite. Chose curieuse, à part la notation des 5 énormes propulseurs délivrant 6 millions de livres de poussée au décollage, nous n’avons aucune indication quant à sa longueur (au pif entre 100 et 140 mètres), son poids ? Mystère ? Son diamètre etc…
Ensuite, le moins bon : nous avons attendu dehors sous grosse chaleur ½ heure notre petit train qui, quand nous étions à bord, se trainait de parking en parking pour nous amener dans les différents bâtiments - et puis le ridicule : photo obligatoire à l’entrée pour la sécurité - c’est pour cela que l’on nous la proposa à la sortie moyennant 25 $ ! - et aussi la fouille pire que dans les aéroports alors que nous sommes super encadrés et mis sous cloche dans chaque bâtiment !
Galveston - c’est une ville située une cinquantaine de kilomètres , plein sud et sur une île. Elle semble quasi déserte en ce dimanche après-midi sous le chaud soleil de septembre. Un énorme paquebot de la Carabean Cruise attend ses passagers. On s’installe à la terrasse d’un resto face à la 21ème rue. La bouffe est plutôt bonne et j’ai une pensée pour ma fille Alexandra qui raffole des Cheese cake, car celui-ci est excellent. Devant nous une plate forme à quai que l’on peut normalement visiter et que j’aurai bien voulu, mais Jean-Michel nous presse, car il veut rouler, et nous quittons Galveston alors que je voulais absolument voir le Seawall juste à côté : c’est le plus grand mur tagué (artistiquement) du monde sur 2,5 miles ! Une curiosité dont les habitants sont très fiers - et puis comment passer sous silence les 3 pyramides géantes de Moody Garden, l’une abritant l’un des plus vastes aquariums de la planète avec plus de 8000 espèces d’animaux marins, l’autre, qui ressemble un peu à Biosphère 2, avec reconstitution de plusieurs climats allant du Pôle Sud aux Caraïbes - et la dernière pour les enfants qui propose un petit voyage vers la lune et surtout un cinéma Imax en 3 D et même 4 D ! J’adore ce genre d’effets spéciaux et il faudra que j’y retourne avec femme et enfants.
Il faut quand même rouler un peu et nous nous dirigeons vers le ferry qui va nous amener sur la presqu’île de Bolivar , juste en face. Chose étrange, il est gratuit , mais les employés vont nous demander si l’on n’a pas de gaz à bord. Non, pas du tout mentais-je avec aplomb car je me voyais mal faire un détour de plus de 60 miles.
Nous avons repris les bécanes et demandons à Hervé de nous attendre un peu plus loin ,à Winnie (l’ourson ?) sauf que l’on a mal calculé la distance. Route démentiellement plate et droite avec un petit vent de côté - imaginez plus de 40 kms sans un virage avec des véhicules qui nous doublent et que l’on distingue encore dix minutes après ? Ca n’existe pas en Europe et encore moins à Tahiti . C’est sans doute le cauchemar du piéton, surtout qu’après une légère courbe c’est reparti pour une autre sans fin.. Heureusement que nous dépassons des dizaines de maisons montées sur échasses et agréablement colorées comme à Salvador de Bahia (Brésil) - Certaines sont perchées à 7 ou 8 mètres du sol : l’océan peu passer dessous sans dommage - si ils avaient eu la même idée à la Nouvelle Orléans, les dégâts auraient été considérablement réduits !Séduits par la plage qui déroule ses kilomètres de sable fin, nous allons essayer de rouler dessus. On s’amuse comme des gosses, profondément heureux et libres. Mais la route est encore longue, on va enjamber un énorme pont, et malgré nos trente de moyenne allons arriver en pleine nuit là ou Hervé nous attend. Vite, allons à Port Arthur dans un RV campgroud très moyen pour se restaurer et prendre une bonne douche.
Lundi 27 septembre
Jean-Michel part de très bonne heure, presque dans la nuit - il fait très frais et il a plu durant la soirée. Nous allons le retrouver à Cameron ( vive la Légion !) après 90 kms dans les jambes. La plage que l’on suit est immense et déserte. De loin en loin, côté bayou, des pêcheurs viennent ramasser des crabes bleus qui foisonnent dans ces eaux marécageuses. A Cameron, je repars avec lui, ne sachant pas que je vais rester plus de 7 heures en selle et faire 162 kms jusqu’à Abbeville. Si nous n’avions pas eu un vent de face usant, nous aurions pu couvrir encore plus de distance - mon copain réalisant 240 kms sans trop de problème. Tout au long du parcours nous avons vu un nombre conséquent de serpents écrasés, de tatous et même …. Un bœuf entier tué sans doute par un camion. On a même faillit écraser un raton laveur qui nous est passé à 30 centimètres des roues et puis deux sacs Hermès plats comme des limandes et un autre bien vivant qui nous regardait passer, pas bien gros bien sûr mais de quoi vous faire réfléchir avant de prendre un bain. Photo à côté d’un hydroplane au repos - on est bien en Louisiane dans la région des bayous. Même les arbres d’où pendent la spanish moss font partie du paysage. Ce fût une très belle étape approchant parfois un état de plénitude comparable au nirvana quand le vent souhaitait nous abandonner quelques kilomètres.
La seule vraie fausse note vient de l’état déplorable des bas-côtés : presque aussi sales qu’à Tahiti, c’est pas peu dire , mais la chose qui nous révolta le plus c’est qu’au milieu de toutes ces immondices évoluait toute la faune sauvage de ces marais : canards sauvages, aigrettes, pélicans, poissons, crabes, serpents, tatous, tortues… A quoi servent les panneaux jusqu’à 3000 $ d’amende pour les pollueurs si le gouverneur ne passe pas des équipes de temps en temps pour nettoyer ? C’est encore ce gros nullard de Jeb Bush ? - mais que fait la police ???
Le soir, à Abbeville ( pas celui qui est dans la Somme) nous avons fêté avec une bonne bouteille de vin californien les 3000 kilomètres de notre marathon man, les 1000 kms de votre serviteur et la petite perf de 162 kms sans trop de fatigue : même pas une crampe! Je vais même bosser sur mon texte jusqu’à minuit et demi et tout effacer d’une mauvaise manip sur le PC d’Hervé ! On s’est déniché un camp round dans les bois pas cher (20 $) mais sans toilettes, ni commodités alors, bonjour la douche froide ce soir !
Mardi 28 septembre
ABBEVILLE - LA NOUVELLE ORLEANS
Ca caille ce matin au milieu de la forêt, vite un café chaud et un grand bol de corn flakes et notre ironman démarre à 7 heures 30. Quant à nous, il faut trouver un endroit où laver toutes nos fringues qui puent la sueur et après regarnir le frigo car nous mangeons comme des ogres - Jean Michel doit consommer quelques milliers de calories et moi pas mal aussi. Nous avons perdu près de 4 heures et notre oiseau doit être à plus de 100 bornes : il faut foncer le rejoindre. Direction New Iberia et Morgan City par la 182 au lieu de prendre la 90 et l’on a bien fait, car , malgré une route pas très bonne nous avons été ravis de découvrir de charmantes villas entourées de parcs incroyables gazonnés à la perfection, piqués d’arbres séculaires revêtant leur garniture de mousse, avec des traversées de bourgades qui ont gardées leur cachet de l’époque des grandes plantations de canne à sucre.
De Morgan City, je vais rouler avec lui jusqu’à Houma - du nom d’une tribu cajun, mais avec un mal aux fesses encore accru qui va nous faire pédaler debout tous les cinq cents mètres.
Nous arrivons enfin à la Nouvelle Orléans dans un superbe Campground fermé comme un ghetto ( à cause du quartier très craignos ) avec, piscine, jacuzzi, salle de muscu, glace à volonté, toilettes ultra clean, barbecue etc… Le total pour 77 dollars ! Mais, le plus étonnant sont les campings cars qui sont aussi luxueux qu’imposants dépassant les 30 millions CFP.
La suite est superbe, mais il est tard.
Vous la connaîtrez aux prochains commentaires.
Jean Pierre















Conclusion d'un bout du trip.
RépondreSupprimerFaut qu'on aille a "New Orleans". J'suis sûr que Yanmi y croit pas que j'entends les "Jazz band" ! eh bien si tout en lisant ce qu'il écrit, car en plus il ne déraille pas avec les mots. Je crois que je n'aurais pas besoin de vélo pour y aller , d'ailleurs le vélo ca fait mal où je pense alors que la musique ça fait du bien, pas qu'aux oreilles mais partout.
Moi aussi je m'égare de l'est - facile - On reprend calmement et on file droit devant en tournant presqu'à 90° vers la plage on commence à sentir le goémon mais moins qu'en Bretagne.
Attention pas de contamination alimentaire comme "Con t'as tord"
Bon vent dans dos . Bonne route à toi et à ta dream team .
François alias Pajon
Papou!
RépondreSupprimerJ'ai un coup de coeur pour la Louisiane à travers tes mots!Je crois que mon prochain voyage aux Etats Unis se fera dans ce coin là.
Qu'il est bon de te lire, chaque jour une nouvelle étape, de nouveaux ressentis..
Par contre, j'encourage Jean Pierre à te gronder (gentillement mais quand même)pour tes périples sur highway... Je pense que c'est prendre des risques importants pour si peu d'intérêts au niveau paysage..Avec moi tu aurais pris des fessées!
Tu m'impressionnes et me donnes envie en même temps.. peut-être un jour déciderais-je de faire le tour du monde à dos d'âne et à pied!!!! Qui sait??! Le tour d'Australie est déjà dans la poche, mais il reste tellement de choses à voir sur cette planète! Vous m'avez permis d'en voir déjà beaucoup, et je ne compte pas m'arrêter là!
Je t'aime.
Enormes bisous au meilleur des Papas..
PS: merci pour ma spéciale dédicace..je retiens.
Dernière chose, lisez-vous nos messages? Si tu peux faire passer la réponse à Maman!
Nana