Présentation


5.000 km entre la Californie et la Floride
en vélo à travers 9 états américains.

Départ officieux : Santa Monica (Los Angeles) pour récupérer de l'eau du Pacifique dans une gourde...
Départ officiel : Death Valley (Vallée de la Mort - Californie), désert mythique
Arrivée : Miami Beach (Floride) sur l'Atlantique
Direction : par le Sud : Phoenix, El Paso, San Antonio, New Orleans...
Dates : du 10 septembre au 1er octobre 2010 (si tout va bien !)
Coureur - Cycliste : Jean Michel MONOT
Accompagnateurs : Jean Pierre MARQUANT, Hervé LE MEUR
Conseillère alimentation et soins (à distance !) : Hélène Sillinger

vendredi 1 octobre 2010

Étape 18 - Mississippi Beach

« De New Orleans (Louisiane) à Long Beach – Gulfport (Mississipi) »
18ème jour : 129 km réalisés – Départ 13h45 pm
Une matinée consacrée à la découverte de la ville… Formidable !
Puis une demi-étape qui nous a amené au Mississippi dans une région en plein développement : Long Beach.
Ces trois jours en Louisiane furent tout simplement « magiques ». A renouveler.

« Baisser les bras dans une compétition sous prétexte qu'on ne peut terminer premier est incompatible avec l'esprit du sport » (Eric Tabarly)

SPECIAL DEDICACE
De New Orleans à Long Beach - Gulfport : pensées à Yves et Annick Collenot – et à Mumu pour la Nouvelle Orléans ( ! )
Parcours : New Orleans – Slidell – Bay St Louis – Long Beach - Gulfport

Mercredi 29 septembre.
Réveil à 8h00 ! C’est la grasse matinée car aujourd’hui la matinée est consacrée à la visite de la ville de Nouvelle-Orléans, et à vélo s’il vous plaît ! « Café du Monde », « French Market », « Cathédrale St Louis », « Librairie d’Arcadie », « Avenue St Charles » et enfin un quartier dévasté il y a cinq ans par l’ouragan Katrina. Je laisse Jean-Pierre vous narrer (ci dessous) le détail de cette belle matinée.
Ensuite, la course reprend ses droits. Une fois sortis du centre ville, nous lançons nos deux vélos en direction du Mississippi (Jean Pierre veut maintenir une sortie proche des 100 km chaque jour). Au revoir la Louisiane ! Tu m’auras convaincu de revenir et d’y passer un peu plus de temps. Je garderai longtemps en mémoire ces musiques jazzies qui me donnent tant de frissons… Après Slidell, nous entrons dans l’état du Mississippi. La première ville est Bay St Louis. La route est bosselée mais nous avons désormais nos repères et les réflexes sont en éveil permanent. Lorsque nous nos approchons de la mer, je suis très surpris par la qualité des ouvrages, les ponts surtout, mais aussi la route, les maisons, les bâtiments… Il semble que l’argent ayant servi aux réparations des derniers ouragans ou tempêtes ait été bien utilisé. Nous atteindrons le summum de la qualité lorsque nous arriverons sur Long Beach : plage interminable de sable blanc, sous les couleurs changeantes du coucher de soleil. Difficile de ne pas apprécier un tel décor. Face à cette ambiance, je vais ainsi laisser Hervé et Jean Pierre rouler ensemble (pour la première fois) durant quelques kilomètres. Du pur bonheur pour nous trois !
Nous stopperons notre étape à Gulfport face à un RV Camp proche de la route. Ainsi, demain matin, je pourrai partir tôt en laissant mes copains récupérés tranquillement. Et comme je me sens de mieux en mieux (le massage du jacuzzi et la succession des étapes m’ont donné une super forme, malgré l’accumulation de la fatigue), j’envisage de faire une « grosse » journée demain. D’autant plus que ce présentent l’Alabama puis la Floride juste à côté !
A titre d’information, ce soir j’ai atteint les 3.488 km, soit l’équivalent de ce que font les coureurs du Tour de France en 3 semaines. J’aurai mis 18 jours, seul (avec le soutien temporaire de Jean Pierre qu’en même), avec un vent très souvent défavorable… Certes, ce n’est pas comparable car le niveau des professionnels est largement supérieur, mais je suis satisfait du « projet accompli » jusqu’alors. Je pense que mon ami Thierry Bourguignon, spécialiste en la matière, saura apprécier la chose…
En tous cas, mes filles et ma femme m’ont fait savoir leur contentement ; et cela suffit à ma joie.
Bonne nuit. Et merci encore pour tous vos soutiens.
Jean Mi










Les commentaires de Jean-Pierre :
La Nouvelle Orléans et le Mississippi.
Mardi 28 et mercredi 29 septembre 2010
Donc, grâce à notre GPS ( qui pour une fois ne s’est pas trompé ) nous sommes arrivés dans ce campground de grande classe qui se trouve à côté du cimetière et juste à quelques blocks du French Quarter au cœur même de la ville. A 77 dollars on a le droit d’aller se vautrer dans le jacuzzi qui fait grand bien à nos muscles quelque peu endoloris (surtout ceux qui sont en contact avec la selle en bois ). La nuit tombe vite et nous décidons de ne pas perdre de temps : allons humer l’atmosphère de cette ville qui rappelle quelque peu notre lointaine France. Et l’on n’est pas déçu : petites rues parsemées d’attaches à chevaux en fer forgé, balcons ciselés sur plusieurs niveaux, vieilles maisons débordant de plantes vertes, tout cela est très calme, un peu désert, et puis , au fur et à mesure que l’on descend Orléans avenue jusqu’à Bourbon street, la musique envahit nos sens : dans la rue, la foule, verre d’alcool (en plastique pour que personne ne se blesse) à la main, déambule, joyeuse et commence à s’exciter ; il n’est que 19 heures !…. Attendons la suite. On à faim et nous suivons les conseils de la mamie du RV camp (qui est de mèche avec le patron du resto) nous allons découvrir qu’elle touche une com et que c’est un parfait touriste trap ! Mis à part le crabe cake, le reste est trop greasy - ce sera la seule fausse note de la soirée. Jean-Michel veut entendre du bon jazz et, en faisant toutes les boîtes de la rue nous allons rentrer dans 2 au style complètement différent, avec une chanteuse de blues qui nous fait penser par son look et sa voix à…Tina Turner. L’autre, au coin de Bourbon et Saint Peters, sur une petite estrade au fond de la salle et c’est le (presque) le sosie du grand Louis Armstrong qui officie à la trompette quand il ne chante pas de sa voix éraillée quelques ballades jazzies. Bref, c’est le bonheur total on a même du mal à aller se coucher, tant l’atmosphère vous imprègne, vous prend tous vos sens. Tous les coins de rues sont squattés par des orchestres plus ou moins improvisés sous le regard bienveillant des policiers à cheval.
Le lendemain matin on prend les vélos pour un tour un peu plus complet de la ville. Tout d’abord l’incontournable Café du Monde sur Decatur au coin du French market ; toujours complet et servant un délicieux cappuccino glacé et de très bons beignets croustillants. Juste au dessus, en admirant la perspective de Jackson Square et son cortège de carrioles à cheval avec la cathédrale St Louis en toile de fond, nous avons le majestueux Mississipi qui roule ses eaux boueuses en contre bas, Nous achetons des souvenirs pour la famille et remontons sur Orléans avenue dans une boutique de vieux livres, la Librairie d’Arcadie tenue par Russell Desmond, francophile convaincu, ayant habité à Montpellier. Des bouquins jusqu’au plafond et à bon marché. Je déniche un gros dico anglais/français pour 1200 Fcp quant à Jean-Michel, il fait main basse sur l’Histoire de l’Amérique française, 120 illustrations de la Nouvelle Orléans et 88 histoires de la cité sacrée !
Il est 10 heures du matin et, déjà, la musique reprend ses droits : même pour le petit déjeuner vous avez droit à des airs entrainants, comme avec l’orchestre qui officie dans un joli café au pied de la statue à cheval et dorée s’il vous plait de … notre Pucelle d’Orléans !
On fonce maintenant vers le Garden District qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte et remonter, à côté des streetcar (tramways) l’avenue Saint Charles dont la succession de maisons coloniales plus belles les unes que les autres nous laissent admiratifs.
Il faut bien quitter cette ville magique avec regrets car nous ressentons de la frustration : malgré la dangerosité de certains quartiers (un mec en vélo s’est fait occire la veille pas loin du RV camp - on a même ramassé une douille de 45 en allant vers Bourbon street ) Nous sentons bien que l’on est passé à côté d’une foule de rencontres, de petits magasins, de choses qui mériteraient un séjour de plusieurs semaines.
En sortant de la ville, la freeway domine les quartiers encore dévastés par Katrina il y a cinq ans. Nous enjambons (de Bayonne) d’immenses ponts. Enfin, un endroit d’où l’on va pouvoir repartir sans trop de risques. Jean-Michel a faim de bouffer de la route. Je le suis avec bonheur, même si ce sacré vent de terre nous fait tirer la langue. On passe des lieux-dits ou des bourgades aux noms incroyables ; voici un petit florilège louisianais : Chef-Menteur, Pointe à la Hache, Michoud, Napoléonville, Des Allemands, Paradis, Waterproof, Calumet et bien d’autres encore.
On a roulé jusqu’à Gulfport, où, après le franchissement d’un pont interminable nous sommes tombés nez-à-nez avec l’une des plus belles plages que je n’ai jamais vu. Imaginez 200 mètres de large de sable blanc et fin, immaculé, fraîchement ratissée sous un soleil rasant diffusant des couleurs mélangeant le parme, le bleu pastel, l’orange, et tout çà sur plus de 20 kilomètres. Pour quelques minutes, Jean-Michel nous a laissé avec Hervé déguster à vélo ce cocktail de pure félicité. J’ai une petite pensée pour nos pauvres plagounettes tahitiennes : mais que viennent donc chercher ces américains chez nous ? L’immense front beach est bien sûr agrémenté côté terre de splendides maisons de vacances. Et puis, quand on a soif, la Budweiser est à...90 Fcp ! - Il y a donc encore de sérieux progrès à faire du côté de la Polynésie.
J.Pierre Marquant

2 commentaires:

  1. Antoine cousin de JP1 octobre 2010 à 15:07

    ouaoh c est genial votre trip! le jazz et new orleans est un lieu que j aimerais bien connaitre! bravo pour les coups de pedales!
    Antoine le cousin de jean pierre.

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour les 3M.
    Je suis sûr que d'autres l'avaient vu avant moi. Donc je changerai en stickers - ceux qui collent à la route . Quoi que si je lis bien vous avez souvent le nez en l'air et la tête dans les étoiles si j'en juge par le temps passé à vous ravir les oreilles .
    Qu'est ce je vois ? avant dernier jour déjà du périple? Je vous conseillerais bien de continuer, parce que le rendez vous sur le net ça donne du punch. Pour m'en redonner un coup et surtout pour être certain de ne rien louper j'y vais voir plusieurs fois par jour !
    C'est trop bien ce récit. Pourvu qu'il y ait une suite pour le cinquante et unième anniversaire en 2011.
    Je déverse mon 15 tonnes d'encouragements pour ces dernières longues lignes droites.
    Bravo et bravo.
    Pajon le résident des coteaux du layon.

    RépondreSupprimer